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Exposition récente Imprimer

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PhotoEspana 2016 Madrid du 1er juin au 28 août. 

"Aux Portes du Paradis !


Essai photographique sur le migrant, le nomade, l'exilé, le réfugié, l'apatride...,

Peter Knapp, Mathieu Pernot, Antoine D'Agata, John Batho, Annick Sterkendries, Juan Valbuena

Exposition présentée par le Musée Nicéphore Niépce,  commissaires : François Cheval, Audrey Hoareau


Des documents d'archives (films sur la Retirada, plaques stéréoscopiques sur le fichage anthropométriques de gitans vers 1910, revues traitant de l'actualité des exilés d'Espagne en 1939, etc.) sont associés aux photographies contemporaines.


Texte François Cheval :

­La comparaison entre des hommes fuyant par nécessité leur pays et des volatiles colonisant périodiquement des contrées est-elle intellectuellement raisonnable, sinon acceptable ? Ce qui a priori semble une figure de style s’avère, à y regarder de plus près, recevable. Durant plusieurs mois, Annick Sterkendries a séjourné dans plusieurs ports aux confins de l’Europe, dans ces zones de transit où se massent des migrants. A l’incongruité de la situation sociale et politique, la photographe réplique par l’adjonction d’une figure métaphorique, un homme à tête d’oiseau, ce rôle étant joué par un migrant. Et ce n’est pas la moindre qualité de cette série de photographies que de nous faire accepter ce rapprochement horripilant pour les Sciences Humaines.
Volatiles et humains ont en commun de rechercher un climat plus favorable. Ce qui les pousse à aborder des contrées plus «accueillantes» est sans conteste le manque de nourriture. Ces mouvements de grande ampleur, saisonniers dans le monde animal, méritent également le nom de migrations chez les humains. Il arrive, cependant, que subissant un hiver anormalement froid, des oiseaux anticipent leur départ. L’irrégularité du phénomène chez les bipèdes, n’en qualifie pas moins sa permanence historique. Les annales de l’humanité sont inséparables des phénomènes migratoires, événements majeurs et sans cesse renouvelés. Il faut donc accepter l’idée que ces deux espèces fréquentent l’espace d’une manière similaire. Si les oiseaux ne veulent pas affronter les frimas hivernaux, les humains montrent une aversion quasi-naturelle à fuir les rigueurs dictatoriales. On notera cependant une différence de taille. Si les oiseaux opèrent une nette différenciation entre l’aire de reproduction et l’aire d’hivernage, les humains, eux, ont une nette propension à se reproduire quelque soit l’espace. Si nous persistons dans cette approche, il semble acquis que les oiseaux migrent généralement en Automne. L’homme, lui, choisit rarement son époque de migration. Il la subit. Son exil est la conséquence directe de facteurs indépendants de sa volonté. Les causes en sont connues… Génocides, guerres, torture, famines, et autres infamies. L’ampleur du phénomène migratoire est corrélativement liée à l’intensité de la violence commise envers les populations. Désormais, la plupart des humains migrateurs se déplacent par troupes entières. Dans la préparation de la migration elle-même, l’urgence est ce qui sépare les deux mondes. Les oiseaux préparent leur départ en accumulant des graisses nécessaires à la dépense énergétique du voyage. Les humains se dépossèdent de tout pour ne conserver que des souvenirs et beaucoup d’espérance.
François Cheval Directeur du Musée Nicéphore Niépce


Livret d'exposition

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Expositions prochaines Imprimer

2016 :

« Art & Archery » Te

Manifestant à l'arbalète à frites. Annick Sterkendries 2016

Zone à défendre. Annick Sterkendries 2016

exposition collective

du 10 au 23 décembre 2

Espace culturel Victor Jara

Soignies Belgique 0

2017 :

Les Photographique 2017, Le Mans

Galerie Robert CHATA, Château Coquelle, Dukerque .


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